CSO Statement Friday 20th September

Civil society is not against the observer status of private sector, if they demonstrate a clear and transparent commitment to advancing sustainable development. However, civil society is very concerned that Parties are welcoming agribusiness companies as UNCCD observers despite knowing their notorious record of undermining farmers’ resilience and driving land degradation.

Agribusiness companies are monopolising our genetic resources. Their patents for hybrid and  genetically engineered seeds prevent poor farmers from saving, exchanging, using and selling seeds that they have produced themselves. When farmers adopt these seeds promoted by agribusiness, the genetic variety of traditional seeds, adapted to unpredictable local conditions in drylands, is endangered, and may be lost forever.
As the seeds are patented, farmers need to buy them every year. The patented seeds often come in a two-­‐in-­‐one package with chemical pesticides, and require fertilizers to provide economic yields. These external inputs are expensive, and over the years the prices have steadily increased because only a handful of companies control the agribusiness industry. A tradition of farmer selection of well-­‐adapted seed varieties that dates back 6,000 years is being destroyed in just a few decades.

If crops fail, the farmers easily become trapped in a vicious circle of poverty. However, by branding their patented crops as ‘climate ready’ or ‘drought resistant’, these agribusiness companies are making billions in profits. In truth, the seeds are not engineered to respond to varying climatic conditions over time in drylands, but for maximum short-­‐term financial gains under controlled conditions. In addition, the pesticides promoted by agribusiness destroy crucial microorganisms and affect the nutrient cycle in the soil, prevent natural regeneration of the soils resulting in continuous land degradation.

Large agribusiness companies claim to respond to the challenges in drylands, but the evidence shows that they are contributing to the loss of agro-­‐biological diversity, land degradation and poverty of local communities. This has devastating effects for food security, human health and resilience of local communities.
The Parties to the Convention and Observers have always been united by a common desire to mitigate the effects of land degradation on people and their livelihoods. Profit has not been the primary motive behind the promotion of SLM technologies and approaches that promote sustainable livelihoods in the global drylands. We believe that the willingness to welcome any and all private companies that are members to the global compact to the Convention without considering their ethics and the impact of the technologies that they promote will have disastrous results.

Supporting the right of all people to food and seed sovereignty, civil society asks:

To agribusiness companies:

  • What is your incentive to join the UNCCD?
  • What are you doing to prevent land degradation?

To UNCCD Parties and the Secretariat

  • What is the contribution of agribusiness companies to the objectives of the UNCCD?

Delivered by Nathalie van Haren

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Statement at CRIC12/COP11 Wednesday September 18th

Madame la Présidente,

Je vous remercie de donner la parole aux OSCs qui, vous le savez et vous en êtes convaincue, sont des acteurs majeurs de cette Convention dès qu’il s’agit de la mise en œuvre sur le terrain aux près des bénéficiaires.

Je voudrais m’exprimer ici au non du CARI, du réseau Drynet et des OSCs représentées ici
Le FEM est pour nous un instrument très important, en particulier parce qu’il est un des rares instruments à chercher à favoriser la synergie telle que nous devons y faire face loin des débats internationaux, au niveau des actions de terrain et des populations.

Madame la présidente permettez-moi de vous soumettre ici quelques considérations et propositions de la société civile dans le cadre du CRIC et à la lumière de l’actuelle période de reconstitution du fonds en cours du FEM6.

Concernant la fenêtre dégradation des terres et ses subdivisions 1,2,3 et 4, elle est non seulement récente mais elle est désespérément stable et trop faible en termes de montant alloués. Elle est l’avant dernière en termes de montant total depuis le début de la phase pilote du GEF et jusqu’au GEF 5, loin derrière le climat, la biodiversité, les eaux internationales, les domaines transversaux, et même les polluants organiques persistants pourtant entrés au FEM lors de la même année que l’UNCCD.

Nous pensons qu’à l’occasion de la présente période de reconstitution du FEM6 il est temps d’avoir une plus grande ambition. Nous estimons par ailleurs dangereux que la dégradation des terres soit trop souvent évoquée comme limitée à la dégradation des sols ce qui limite sérieusement la compréhension des enjeux. Le rôle du GEF au service de l’UNCCD est de s’appuyer sur la définition qui fonde cette Convention et non sur une interprétation restreinte. Nous regrettons par ailleurs que les propositions en présence dans les négociations pour le FEM6 semblent tendre vers la poursuite de la situation actuelle. Cela n’est pas en rapport avec enjeux.

Nous proposons de reconsidérer sérieusement cette question non seulement en augmentant le financement alloué à la fenêtre dégradation des terres, mais aussi en proposant au conseil du FEM de prendre des mesures précises pour que la dégradation des terres soit considérée comme un ingrédient indispensable à la mise en œuvre des autres fenêtres particulièrement le changement climatique via l’adaptation ou la mitigation – et la biodiversité.

Concernant le rapport ICCD.CRIC/(12)/6 ainsi que l’examen d’autres documents actuellement en discussion pour la reconstitution du FEM6, une rapide analyse nous a convaincu que les concepts évoqués tendent vers un soutien à l’agriculture industrielle sous couvert des concepts de «  climate smart agriculture » ou « green revolution » abondamment évoqués dans ces textes . Ceci alors que les petites agricultures familiales ou les itinéraires techniques d’agriculture durable comme l’agroécologie sont quasi absents de ces documents. C’est choquant au vu du mandat du FEM. C’est aussi empreint d’une vision passéiste de l’agriculture du 21 siècle.

Le FEM devrait au contraire orienter ses investissements massivement en faveur de la petite agriculture déjà productrice de 70 % de la nourriture du monde et aussi vers les agricultures écologiques au plus grand bénéfice de la lutte contre la dégradation des terres et de la lutte contre la pauvreté, particulièrement en zone aride.

Concernant les OSCS, nous tenons à rappeler qu’une stratégie d’implication des OSCs au FEM a été adoptée en 2012 toutefois : Nous constatons que les SGP (micro financement FEM) destinés aux OSCs fonctionnent bien, sans doute à cause de leur procédure simplifiées. Mais ce programme précieux est trop modeste et n’a jusqu’ici engagé que 6% des fonds du FEM via des projets limités à 50 000 USD. Ceci n’est pas compatible avec des projets pluri annuels ou en consortium et reste donc limité.

Nous notons que les projets de grande taille de plusieurs millions qui requièrent des allocations STAR des états et qui utilisent l’essentiel des ressources du FEM (85 %) sont d’un accès exceptionnel pour les OSCs ; ceci dans un environnement institutionnel souvent peu favorable pour elles et où leur valeur ajoutée et leur identité sont confrontés à des mécanismes pour lesquels elles ne sont pas toujours outillées.

En réalité ce sont les projets de moyenne dimension portés désormais à 2 millions de USD lors du dernier conseil du FEM en 2012 qui sont la dimension la plus appropriée aux OSCs à la fois en termes de montants mis en œuvre, que de processus. L’évaluation du FEM et l’expérience montrent toutefois que les agences de mise en œuvre qui détiennent l’habilitation, et donc en quelque sorte le monopole, semblent peu intéressées par cette dimension de projet qui ne répond pas à leurs attentes financières. Seulement 5 % du budget total du FEM depuis ses débuts a été consacré à cette catégorie de projets ce qui se passe de commentaires.

Dans cette catégorie de projets il serait indispensable de changer le modèle et de prévoir des formes nouvelles et plus appropriées d’accès et de facilitation pour les OSCs individuelles ou en consortium, et pour lesquelles de les agences et les secrétariat devraient se doter de véritables politiques volontaristes.

Madame la Présidente, j’ajouterais à ces quelques points que les Signatures programmes actuellement en discussion, si leur approche utilisant des fonds de plusieurs fenêtres paraît intéressante, divers aspects restent troubles. Par exemple dans le Signature programme sur la sécurité alimentaire pour l’Afrique subsaharienne, nous ne pouvons qu’être inquiets des motivations du partenariat entre le FEM et AGRA dont les soutiens via certaines fondations nous font craindre l’irruption d’un secteur privé dédié aux organismes génétiquement modifiés et aux semences hybrides qui à notre avis ne répondent pas aux enjeux qui nous préoccupent.

Madame la présidente,

Les temps changent, la reconstitution du FEM6 jusqu’en juin 2014 est l’occasion pour la communauté des acteurs de la lutte contre la désertification, pour les états comme pour les OSCs, d’un dialogue nouveau, une sorte de new deal. En particulier dans le cadre de l’UNCCD et afin que les OSCs puissent pleinement jouer leur rôle non seulement dans les SGP, mais aussi dans l’ensemble des projets du FEM y compris les signatures programmes si ceux voient le jour. Plus spécifiquement dans les projets de moyenne dimension avec une vraie implication sans arrières pensées des agences et une facilitation du Secrétariat du FEM en direction des OSCs.

Les OSCS ici présentes pensent ainsi servir la cause des zones arides.

Madame la présidente, chers collègues dédiés à la cause des zones arides, je vous remercie.

CSOs Opening Statement Monday 16th September

We, the representatives of Civil Society Organizations, pastoralists, hunter-gathers, farmers, fisher-folks and communities from all regions of the world, attending the Eleventh Session of the Conference of Parties (COP11) to the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) wish to thank the Secretariat of the UNCCD, and the Parties for inviting us to participate in this Conference. We would also like to extend our gratitude to the donors for making our participation to this conference possible.

We wish to also thank the Government and people of the Republic of Namibia for the warm welcome and hospitality accorded us since our arrival in this beautiful city of Windhoek.
From 14th to 15th of September 2013, the CSOs held meetings to prepare for effective participation in this Conference. We shared information on the activities we are doing with respect to the implementation of the Convention at local, national and global levels. We also took time to update ourselves on the critical issues at stake for the COP11.

We the CSOs have noted with concern that land degradation and desertification are on the increase, with the local and indigenous communities being the hardest hit by the effects of these phenomena. The effects include among others, water and food insecurity, loss of livelihoods and income generation activities, conflicts over scarce natural resource, forced displacement of local and indigenous people from their lands, and migration of the youth from their home regions for non-existence greener pastures.

The situation is being exacerbated by the on-going climate change, land grabbing and land tenure. Also, investments such as mining operations are becoming key drivers of land degradation and pollution in dry-lands. These factors have combined to pose a critical challenge to attainment of food security, human rights and sustainable development in our communities.

Again, we note that since the inception of the UNCCD, a number of valuable decisions and initiatives were put in place by the Parties, with the aim to address the problems of land degradation and improve the livelihoods of peoples living in affected areas. These decisions include the National Action Programmes (NAPs) to combat desertification, financial mechanisms and the 10 year Strategy, just to mention a few.

However, we are sad to report that in spite of these decisions and initiatives by the Parties and the Convention, land degradation and its impacts continue to worsen in the communities. To put it bluntly, implementation of decision plans and initiatives are slow on the ground.
We are currently in the fifth (5) year of the implementation of the UNCCD Strategy (2008-2018). However, it is our observation that there is no enough tangible progress that is visible to reach at least, the first Strategic Objective which is to improve the livelihoods of affected communities.

Over the years, CSOs repeatedly drew attention of the COP and other intersectional meetings of the Convention to a number of on-going actions like agro-business, agro-fuels, land grabbing and mining which are contributing to degradation of community lands. These practices did not help achieving land degradation neutral world.

It is therefore our expectation that this COP11 will take steps to address the above unsustainable actions in the Convention process if the UNCCD want to make any positive impact towards its objectives.

We the CSOs, indigenous and local communities are playing key roles to contribute to reversing the threat of land degradation and desertification. These include awareness raising, capacity building of communities for soil and water management, Sustainable Land Management (SLM), governance of lands, conservation and management of natural resources, promoting indigenous knowledge, Indigenous Community Conserved Areas & Territories “ICCAs” and improving CSOs coordination on DLDD.
In our efforts, we are constrained by access to financial resources to increase the pace of CSO activities.

The CSOs call on the Parties to the Conference to:

  • Increase the CSOs involvement in national coordinating bodies to facilitate their participation in the process of alignment of National Action Programmes
  • The alignment should be participatory and inclusive of all stakeholders including CSOs taking into account decentralization and local governance.
  • We reiterate the need for increasing support to all CSOs to be represented at decision making processes including attendance to the UNCCD international meetings. We regret that only a little number of countries is committed to funding the voluntary based trust fund supporting CSOs participation. We call for setting up of a Special Fund for this purpose.
  • Facilitate CSOs involvement in the reporting process, for instance by adapting templates for the PRAIS portals
  • The number of accredited CSOs has decreased in an unacceptable range from 800 to 200. We request the National Focal Points of the UNCCD to play their role, increase awareness and support CSOs in their efforts.
  • Access to financial support to CSOs for them to effectively carry out their activities for the implementation of the Convention;
  • To address the drivers such as land grabbing, Agro –business, mining, etc. that are militating against communities ability to implement activities to combat desertification and land degradation.
  • Regarding the incorporation of the private sector and corporations in the implementation of the UNCCD, there is a need for strong participatory environmental impact assessment as criteria. This is because we have had many unsuccessful results in the past and present by the private sector activities in our communities in relation to sustainable land management.
  • The Global environment fund is under a process of replenishment. Considering that land, water and natural resources in drylands are key for any implementation of the mandate of the GEF in support of the Rio convention, we request the GEF council to propose and decide a significant increase of the window dedicated to land degradation and ensure the CSOs involvement in the implementation of GEF.

We the CSOs affirm our commitment to the engage in the outcomes of the Rio+20 with a view to ensuring land degradation neutral world as envisaged in the Rio+20 declaration.

We Civil Society Organizations, pastoralists, hunter-gathers, farmers, fisher-folks and communities from all regions of the world, further look forward to engaging with you in this UNCCD COP11 with a view to bringing our issues, concerns and proposals to attention of the Parties as well as ensuring a stronger UNCCD for land degradation neutral world.

We Thank you

Delivered by Victoria Haraseb